Hauts-de-France : Premières tendances du recensement agricole 2020

publié le 10 décembre 2021

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Recensement agricole 2020
Hauts-de-France : Premières tendances du recensement agricole 2020

En 2020, la région Hauts-de-France recense 23 500 exploitations agricoles soit 14% de moins qu’en 2010. Toujours moins nombreuses, ces exploitations se sont agrandies et cultivent en moyenne 91 hectares. Deux exploitations sur trois sont orientées vers une production végétale : 58 % des exploitations sont spécialisées en grandes cultures. L’élevage résiste moins. L’emploi suit la même tendance que les exploitations. La région perd 14 % de travailleurs permanents agricoles. Les actifs dirigeants et leur famille restent le socle principal de la main d’œuvre régulière dans les exploitations agricoles.

Des exploitations moins nombreuses et toujours plus grandes

La baisse du nombre d’exploitations agricoles se poursuit dans les Hauts-de-France. La région compte 23 500 exploitations en 2020. En 10 ans, les Hauts-de-France perdent 3 800 exploitations. Moins nombreuses, les exploitations s’agrandissent. En 2020, elles cultivent en moyenne 91 hectares, soit 12 hectares de plus qu’en 2010 (figure 1). La déperdition est particulièrement importante pour les moins de 50 hectares au profit de plus grandes structures. Un quart des fermes exploitent plus de 134 hectares en 2020. Depuis 50 ans, le nombre d’exploitations est divisé par 3 mais le recul s’effectue cependant à un rythme moins soutenu ces dernières années : -1,5 % par an entre 2010 et 2020 contre -2,5 % par an entre 1970 et 2020 (figure 1).
Évolution du nombre d'exploitations et de la SAU moyenne en Hauts-de-France

Les exploitations « économiquement grandes » progressent

Taille économique : nombre et part des exploitations en Hauts-de-France

Sous l’effet de l’agrandissement régulier des structures, plus d’une exploitation sur trois est dorénavant une grande exploitation au sens économique (plus de 250 000 euros de Production Brute Standard) (a). Cette catégorie est la seule en progression (figure 2). Les 8 380 économiquement grandes sont réparties entre les orientations « grandes cultures (b) » (51 %), « polyculture-polyélevage » (20 %) et « bovins lait » (15 %). Les micros exploitations (moins de 25 000 euros de Production Brute Standard) représentent 15 % des exploitations et sont plus remarquées dans la spécialité « ovins et caprins » (70 %).

(a) Voir source et définitions
(b) Grandes cultures = céréales, oléo-protéagineux, pommes de terre, betteraves et légumes frais de plein champ

Seules les spécialisations « grandes cultures » et « maraîchage » gagnent des exploitations

L’orientation « grandes cultures » demeure la spécialisation principale de la région et se renforce : elle englobe 58 % des exploitations contre 49 % dix ans plus tôt. Elle gagne 280 exploitations durant la décennie (figure 3). Une orientation encore marginale dans la région, « cultures de légumes et champignons » (2 % des exploitations) explose avec 62 % de structures supplémentaires depuis 2010. Plus généralement, la région gagne des exploitations à orientation végétale (+1,5 %) mais perd des structures à spécialité animale ou mixte (respectivement -35 % et -30 %). Deux exploitations sur trois sont dorénavant orientées vers une production végétale (figure 7).

Orientation économique des exploitations en 2020 et évolution en Hauts-de-France

Élevage : moins d’exploitations mais avec des cheptels plus grands




Part des exploitations avec élevage en Hauts-de-France

En 2020, 47 % des exploitations déclarent avoir des animaux pour l’élevage ou l’autoconsommation. Une très large majorité d’entre elles (85 %) peuvent être considérées comme possédant un atelier d’élevage du fait d’un nombre important d’animaux (d). Le nombre d’exploitations avec animaux est en très fort repli par rapport à 2010 (-30 %). Leur poids au sein des exploitations agricoles a ainsi perdu 10 points en 10 ans. Ce constat s’observe pour quasiment tous les types d’élevage (figure 4). Les effectifs animaux diminuent également : -4 % en UGB (c) totaux. Moins nombreuses, les exploitations avec animaux concentrent, dans le même temps, des effectifs plus importants. A titre d’illustration, la taille des cheptels par structure est ainsi multipliée par 1,4 pour les vaches laitières où la tendance est au regroupement de troupeaux et par 3,8 pour les poules pondeuses (figure 5).
Cheptels moyens par exploitation en Hauts-de-France


L’emploi permanent des exploitations agricoles diminue au même rythme que les exploitations

Répartition de l'emploi dans les exploitations agricoles en Hauts-de-France (en ETP)

En 2020, un peu plus de 48 300 personnes travaillent de manière régulière dans les exploitations agricoles. Leur nombre a diminué de 13 % depuis 2010, baisse similaire à celle des exploitations. Dans le même temps, les actifs permanents sont, en 2020 comme en 2010, en moyenne 2 par exploitation. La réduction de l’emploi permanent est ainsi directement liée à la baisse du nombre des exploitations. En comptant le travail saisonnier et permanent, les exploitations agricoles comptabilisent 40 000 Équivalents Temps Plein (figure 7). C’est 12 % de moins qu’en 2010. Le socle principal reste les actifs dirigeants et leur famille que l’on retrouve à la fois dans les membres travaillant de façon permanente et dans les coexploitants. La contribution de ce socle principal diminue cependant au profit des autres actifs permanents (figure 6). Cette évolution peut s’expliquer par l’agrandissement des exploitations et le travail à l’extérieur des conjoints. Le recours à la main-d’œuvre saisonnière est en recul : une exploitation sur quatre y a recours en 2020 contre une sur trois en 2010.
Le recensement agricole en quelques chiffres dans les Hauts-de-France


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