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Bilan de la campagne 2021 en Hauts-de-France

publié le 1er mars 2022

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Bilan de la campagne 2021 en Hauts-de-France (format pdf - 2.9 Mo - 01/03/2022)


Les aléas météorologiques s’ajoutent aux effets de la pandémie de la Covid 19

Les conditions météorologiques de l’année 2021 sont particulièrement tranchées par rapport à l’année précédente. Une vague de froid atypique déferle sur la France au début du printemps, qui affecte particulièrement le développement des arbres fruitiers et de la betterave industrielle. Dans le cas de cette dernière, les pertes nécessitent localement des re-semis. L’été quant à lui est copieusement et longuement arrosé. Une adaptation des calendriers des récoltes est nécessaire et de nombreuses productions végétales accusent un retard atteignant jusqu’à 2 semaines, sans toutefois que les volumes ni la qualité des productions soient globalement dégradés, à l’exception de quelques cultures telles que le lin. Les cultures fourragères bénéficient de ces conditions météorologiques et un report de maïs fourrager est constaté vers les débouchés en grain. La crise sanitaire et les aléas météorologiques sur de nombreuses régions du Globe créent de la tension sur les marchés.

Des conditions météorologiques atypiques

Le mois de janvier voit tomber sur l’ensemble de la région un cumul de précipitations supérieur au double des quantités habituelles (période d’observation 1981-2010). La fin de l’hiver se poursuit dans des conditions plus normales. Avril est marqué par une vague de froid sec. Si les valeurs moyennes sur le mois sont inférieures de deux degrés aux valeurs normales, ce sont les minimas qui se révèlent atypiques. Pendant des périodes nocturnes de 12 heures, les températures stagnent au-dessous de -5°C. La suite du printemps et toute la saison estivale sont caractérisées par une douceur généralisée et beaucoup d’humidité dans la partie septentrionale de la région. Si septembre peut être qualifié de mois sec, en octobre, les précipitations reprennent de plus belle. Des conditions normales reviennent durant le dernier tiers de l’automne.

La part de surface agricole utilisée (SAU) en céréales augmente

Les surfaces de céréales sont en hausse, après une année de baisse. Elles occupent 49 220 ha de plus qu’en 2020 en région Hauts de France, soit un gain de 4,76 %. Cette variation croise celle des protéagineux, qui sont dans une dynamique opposée (-2 590 ha, soient -8,32 %). La diminution des surfaces en oléagineux est également très marquée, avec - 18 707 ha, soient -13,21 %. A l’appel de leurs filières respectives, motivé par la saturation des marchés, la pomme de terre et le lin textile ont stoppé l’évolution croissante de leur implantation observée pendant plusieurs années successives. Pour les pommes de terre, il s’agit d’un repli de -4 460 ha, soit -4,4 %. La surface en betterave industrielle poursuit sa tendance en diminution de -5 060 ha, soit -2,42 %. Les fourrages annuels sont en progression de l’ordre de 1 500 ha. Si elles ont contraint à retarder le calendrier des récoltes, les conditions météorologiques de l’année ont conduit à une pousse de l’herbe et des cultures fourragères qui permettent d’envisager la transition hivernale de manière suffisante. Une partie de la sole de maïs initialement destinée à l’ensilage a donc été réorientée vers les débouchés du grain – voir Figures 3 et 4.


Synthèse conjoncturelle des principales productions en région Hauts-de-France


Les céréales à paille : des prix élevés sur les marchés, une production dans la moyenne, tant en quantité qu’en qualité.


Le colza : une récolte décevante, des cours au plus haut.


Le maïs : une très bonne production et davantage de débouchés vers les grains.


Les cultures fourragères : un bilan très positif malgré un démarrage tardif.


La betterave industrielle : des surfaces en diminution, des conditions météorologiques néfastes, mais une production qui reste dans la moyenne quinquennale.


Le lin textile : une deuxième année médiocre consécutive.


La pomme de terre : un marché délicat pour la fin de campagne 2020/2021, plus correct pour le début de la campagne 2021/2022.

L’endive : une fin de campagne 2020/2021 dans la moyenne, un début de campagne 2021/2022 satisfaisant en production mais très difficile sur les marchés.


Le chou-fleur : une campagne très médiocre, ponctuée de rares éclaircies.


La viande bovine : des marchés porteurs dopent les prix.

La viande porcine : la demande en recul depuis la fin de l’année précédente pèse sur les cours.


La collecte de lait de vache : des volumes globalement en baisse, mais une production soutenue par les prix.

Les produits de la mer : une année mitigée, avec des tonnages en hausse sur un an mais encore en-deçà de la moyenne quinquennale et des cours moyens supérieurs à ceux de 2020 .

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