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La fertilisation des prairies permanentes dans les Hauts-de-France en 2017

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ENQUÊTE PRATIQUES CULTURALES

La fertilisation des prairies permanentes dans les Hauts-de-France en 2017

En 2016-2017, 82 % des surfaces de prairies permanentes ont reçu un amendement azoté. Pour 76 % de ces surfaces, celui-ci est essentiellement minéral : exclusivement sur 61 % des surfaces et en combinaison avec de l’azote organique sur 15 %. L’azote organique est employé seul sur 6 % des surfaces. Par ailleurs 18 % de surfaces en prairie permanente n’ont reçu aucune fertilisation (Figure 1).

Hauts-de-France : répartition des surfaces en prairie selon le type de fertilisation

Pendant la campagne 2016-2017*, les prairies permanentes des Hauts-de-France ont reçu 27 500 tonnes d’azote. Le niveau moyen de fertilisation est de 100 kg/ha dont 70 kg/ha d’azote minéral. Cette fertilisation atteint 119 kg/ha pour les surfaces fertilisées et exploitées, dont 87 kg/ha sous forme minérale. Lorsque les prairies sont fertilisées uniquement sous la forme minérale la fertilisation est proche de 94 kg/ha.
Dans le même temps, les prairies permanentes de la région ont reçu 8 200 tonnes d’azote organique sur un total de 21 % des surfaces, soit 30 kg/ha. La concentration atteint presque 37 kg/ha sur les prairies fertilisées et 32 kg/ha sur les surfaces fertilisées et exploitées (Figure 2).
Hauts-de-France : quantité moyenne d'azote minéral et organique épandues sur les prairies
En 2017 par rapport à 2011, l’apport d’azote est en hausse : la moyenne sur l’ensemble des prairies permanentes gagne 28 kg/ha. Alors que l’apport d’azote minéral augmente faiblement, c’est surtout la pratique d’une fumure organique qui se développe. Par rapport à 2011, la part de surface fertilisée avec de l’azote organique s’accroît de 10 % et les doses moyennes de fumure organique augmentent également : 37 kg/ha en 2017 contre 9 kg/ha en 2011, pour l’ensemble des prairies permanentes fertilisées (Figures 1 et 2).

* voir « Aspects méthodologiques » en fin de document

Territoire métropolitain enquêté : répartition des surfaces en prairie selon le type de fertilisation

Sur le territoire métropolitain enquêté, la part de surface en prairie permanente non fertilisée est plus de deux fois supérieure. Et lorsque les prairies sont fertilisées, la quantité d’azote épandue est plus faible : 82,6 kg/ha. Contrairement aux Hauts-de-France, l’azote organique y est majoritaire : il est épandu sur une part de surface plus importante et représente 47,4 kg/ha sur les 82,6 kg/ha (Figures 3 et 4).

Les utilisateurs d’azote minéral sur prairies estiment majoritairement leurs besoins selon leurs pratiques courantes : sur les ¾ des surfaces en prairies permanentes les exploitants déterminent la dose totale d’azote à apporter à partir de la dose moyenne habituelle (Figure 5). Les pratiques sont semblables sur le territoire métropolitain enquêté.

Territoire métropolitain enquêté : quantité moyenne d'azote minéral et organique épandues sur les prairies

Prairies permanentes des Hauts-de-France : part de surface selon le raisonnement de la fertilisation azotée minérale Prairies permanentes des Hauts-de-France : répartition des surfaces selon le nombre d'apports d'engrais minéraux azotés

Sur 57 % des surfaces fertilisées avec de l’azote minéral, l’agriculteur fractionne l’épandage : deux apports sont réalisés sur 39 % des surfaces, trois apports et plus sur 18 % (Figure 6).

Enquêtes « pratiques culturales » : Aspects méthodologiques, Champ de l'enquête, Définitions

Prairies permanentes des Hauts-de-France : quantité moyenne de fumure azotée minérale selon le nombre d'apports

Le fractionnement des apports d’azote minéraux est directement lié au mode d’exploitation des prairies permanentes et au nombre de coupes qui interviennent sur chaque parcelle. La dose totale moyenne augmente avec le nombre d’apports (Figure 7).

L’apport d’azote organique est moins morcelé : sur 84 % des surfaces il n’y a qu’un seul épandage. Cependant, la fertilisation organique n’intervient pas forcément chaque année : au cours des 6 dernières années, la moitié des surfaces fertilisées enregistre un apport de fumure organique tous les ans, l’autre moitié majoritairement un apport tous les deux ans.


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