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La politique nationale de l’alimentation

Le Programme national pour l’alimentation (PNA) est un programme interministériel, piloté par le Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt et permettant la mise en œuvre d’actions concrètes en faveur de notre alimentation. La politique publique de l’alimentation est définie dans le Programme national pour l’alimentation selon la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche, promulguée le 27 juillet 2010.

Le Nouveau Programme National de l’Alimentation est ainsi le fruit de l’expérience acquise durant quatre ans dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de l’alimentation et d’une nouvelle ambition. S’il s’inscrit dans la continuité de la dynamique enclenchée, des partenariats construits et des actions conduites jusqu’à présent, il intègre le cadre d’action renouvelé pour cette politique publique par la loi n°2014-1170 du 13 octobre 2014 d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt. Ce nouveau PNA s’inscrit dans une perspective pluriannuelle couvrant la période 2014-2017.

Le PNA repose sur 4 axes d’actions prioritaires :

- Axe 1 : La justice sociale

La solidarité est plus que jamais un enjeu majeur de la politique publique de l’alimentation. L’accent sera mis notamment sur les projets fédérateurs combinant l’aide alimentaire et les actions d’accompagnement éducatives et sociales.
Au-delà de l’accès de tous, en métropole comme dans les Outre-mer, à une alimentation de qualité, à la fois sur les plans sanitaire et nutritionnel, il s’agit de préserver et de promouvoir le modèle alimentaire français comme facteur essentiel de lien social et de réaffirmer la nécessité du temps du repas.
Cette solidarité est également sous-jacente du Pacte « qualité ingrédients » lancé par le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt en février 2014 et qui se traduit notamment par des accords collectifs visant à améliorer la qualité de l’offre alimentaire pour tous.

Exemples d’actions : ateliers culinaires, jardins potagers collectifs, développement des chantiers d’insertion sur les marchés d’intérêt national

- Axe 2 : L’éducation alimentaire de la jeunesse

Parce que c’est dès le plus jeune âge que s’acquièrent les bonnes habitudes alimentaires, le Gouvernement souhaite placer la jeunesse au centre d’un dispositif d’éducation à l’alimentation et de promotion d’habitudes alimentaires adaptées via notamment les actions menées sur les temps scolaire et périscolaire.
La loi n°2014-1170 du 13 octobre 2014 d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt a complété le code de l’éducation en ce sens.
Le repas, avec sa structuration, ses rythmes et ses rites, la diversité de ses produits et des façons de les préparer et de les consommer et le souci d’adapter les quantités consommées aux besoins de chacun, sont autant de leviers de prévention et de sensibilisation auprès de la jeunesse. Il convient à ce titre de soutenir les actions menées en restauration collective et notamment en restauration scolaire.
Afin de favoriser le rapprochement des jeunes générations avec un secteur porteur d’emplois en cohérence avec le contrat de la filière alimentaire du 19 juin 2013, une attention particulière doit être portée à la transmission des savoirs, à la valorisation des métiers, des parcours et des formations initiales et continues de ces filières qui recrutent.
Ces trois objectifs peuvent être réunis au sein de projets globaux fédérateurs.

Exemples d’actions : créer un centre de ressources éducatives et pédagogiques en ligne, former les jeunes au métier, générateur d’emplois, de cuisinier en restauration collective...

- Axe 3 : La lutte contre le gaspillage alimentaire

L’État ne peut rester indifférent au gaspillage alimentaire qui, en France, représente dans la consommation des ménages 20kg de déchets par an et par personne, dont 7kg de déchets alimentaires non consommés encore emballés. Outre la perte de nourriture induite et le fait que ce gaspillage a un impact négatif sur le budget des ménages, cela représente également un gaspillage de matières premières (eau, terres, etc.), d’énergie et de main d’œuvre.
Aussi, le Gouvernement souhaite poursuivre l’action initiée dans le cadre du Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire, lancé officiellement le 14 juin 2013 par le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt.
Par la mobilisation des acteurs de la chaîne alimentaire, depuis l’amont agricole jusqu’aux consommateurs, ce pacte poursuit l’objectif d’une réduction de moitié du gaspillage alimentaire d’ici à 2025.

Exemples d’actions : journée du 16 octobre, instituée depuis 2013 « journée nationale contre le gaspillage alimentaire », facilité les dons de produits, diffuser les bonnes pratiques et les initiatives recensées dans le cadre du comité de suivi du Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire.

- Axe 4 : L’ancrage territorial et la mise en valeur du patrimoine

L’attente des consommateurs-citoyens est forte vis-à-vis d’une alimentation de qualité valorisant les productions des terroirs, dans la mesure du possible dans une relation de proximité avec les zones de production et les agriculteurs, tout en intégrant les enjeux énergétiques, climatiques, environnementaux, et sanitaires. Il importe donc d’assurer l’ancrage territorial de cette politique. À cet effet, les collectivités locales et l’ensemble des acteurs du secteur agroalimentaire ont un rôle primordial à jouer afin de renouer les liens distendus entre le consommateur et son alimentation. Il s’agit de remettre les produits locaux et de saison au cœur des territoires – notamment en restauration collective – et de favoriser les circuits de production et de distribution rénovés
Le Président de la République a fixé un objectif 40 % de produits de proximité dans la restauration collective à l’horizon 2017. Elle se situe à l’interface des priorités thématiques de la politique publique de l’alimentation, et constitue un levier d’action essentiel en permettant notamment d’améliorer la qualité de l’offre alimentaire en la rendant accessible pour tous dans un souci de justice sociale.

Exemples d’actions : plate-forme d’approvisionnement de proximité, projet alimentaire territoriaux, valoriser le patrimoine alimentaire

Pour plus d’information, vous pouvez consulter le portail public de l’alimentation.