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La Peste Porcine Africaine

La peste porcine africaine (PPA) est une maladie virale hautement contagieuse affectant les porcs et les sangliers, en aucun cas l’homme. Les conséquences économiques sont particulièrement importantes pour le secteur du porc mais aussi pour le secteur de la chasse.

La PPA peut se transmettre facilement d’un animal à l’autre ou par des objets ou des aliments contaminés (ingestion de viande ou produits carnés provenant d’animaux infectés, déchets de cuisine, alimentation à base de déchets liquides, ...). Il n’y a ni traitement, ni vaccin.

La PPA est présente depuis plusieurs années dans les pays d’Europe de l’Est, à la fois chez les porcs domestiques et chez les sangliers. Mais ces derniers mois, la maladie s’est propagée plus rapidement touchant des pays jusqu’alors non infectés.

La France est indemne de la PPA. Le risque majeur d’introduction du virus en France est en premier lieu lié à des activités humaines (transport de denrées contaminées et déchets rejetés dans la nature), aux transports d’animaux et aux activités de chasse en lien avec les pays touchés par la maladie.

Face à cette menace, des mesures de prévention et de surveillance ont été mises en place au niveau national, en lien avec la Plateforme nationale d’épidémio-surveillance (Plateforme ESA). L’évolution de la situation sanitaire est suivie dans le cadre de cette plateforme.

Pour autant, la prévention de l’introduction de la PPA est l’affaire de tous. Il importe non seulement que chaque acteur de la filière (éleveur, chasseur, transporteur) renforce les mesures de biosécurité à son niveau, mais aussi que la vigilance soit de mise pour les voyageurs en provenance des pays touchés et/ou transitant par la France.

Aussi, concernant le transport de denrées contaminées, une campagne de sensibilisation sur les autoroutes a été lancée au niveau national en mars 2018. Elle vise à inciter les personnes à jeter les restes de repas dans des poubelles prévues à cet effet.

Dans la faune sauvage, la surveillance porte sur la détection de mortalités anormales de sangliers. Cette surveillance est assurée par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et les Fédérations départementales de chasse, via le réseau permanent de surveillance SAGIR.