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L’Etat s’engage ...

A la demande de Jean-François CORDET, préfet de région, Elodie DEGIOVANNI, Sous-Préfète de Lens, a réuni le 24 février 2016 l’ensemble des élus de la zone entourant l’ancienne usine de Métaleurop afin de leur présenter le plan d’action en faveur d’un nouveau projet agricole de territoire

La gestion de la zone touchée par la pollution des terres due à l’activité de l’ancienne usine Métaleurop mobilise, sous l’autorité de Madame la Ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer et de Monsieur le Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, l’ensemble des services territoriaux de l’État concernés (DRAAF, DREAL, DDTM, ARS...) autour d’un enjeu majeur : créer les conditions permettant de garantir à la fois la sécurité sanitaire, la valorisation d’une activité agricole dynamique et le développement du territoire.

Parmi les dispositifs mis en œuvre, le volet agricole est piloté par Monsieur le Préfet de Région, en lien étroit avec Monsieur le Président de la Chambre d’Agriculture interdépartementale du Nord et du Pas-de-Calais. Il réunit un large partenariat institutionnel (SAFER, EPF, ADEME, ISA, GRDF...), dans lequel les agriculteurs et les collectivités locales ont un rôle essentiel. Son objectif est d’élaborer un nouveau projet agricole pour le territoire ; robuste et pérenne, fondé notamment sur la réorientation des filières vers les productions non-alimentaires.

Les élus du Nord et du Pas-de-Calais représentant le territoire concerné ont été réunis en sous-préfecture de Lens le 24 février pour une présentation du plan d’action de reconversion des parcelles agricoles, qui se décline en 3 orientations :

  • l’encadrement sanitaire des productions agricoles,
  • la politique foncière de restructuration des exploitations
  • les projets de reconversion agricole vers des filières non alimentaires, dont le projet d’installation d’une unité de méthanisation agricole.

Concernant la stratégie agricole foncière et les projets d’urbanisme, Madame la Sous-Préfète a mis l’accent sur la nécessité d’agir collectivement pour assurer dans la durée l’articulation optimale entre la politique foncière agricole et les projets d’urbanisme des collectivités. C’est en effet la condition essentielle de la viabilité des projets de reconversion agricole et, en conséquence, de la réussite d’un projet de territoire susceptible de constituer une référence exemplaire au plan national.

En conséquence, elle a invité les élus à :

  • veiller à la sobriété des projets d’urbanisation en termes de consommation de foncier agricole dans la zone et aux alentours,
  • préserver au mieux les surfaces agricoles indemnes de pollution autour de la zone,
  • être partie prenante, de la démarche de compensation foncière des agriculteurs impactés, aux côtés de l’État et de la profession.

Les élus ont accueilli positivement la présentation du plan d’action et mobiliseront leurs équipes au sein des instances de suivi et de pilotage animées par les services de l’État.

La poursuite des travaux d’expertise permettront d’affiner les scenarii du plan d’action et de construire un projet économique global fondé sur une reconversion agricole innovante, adaptée aux particularités du territoire mettant en valeur ses atouts.


Un prochain point d’étape sur la mise en œuvre du volet agricole sera organisé à l’été 2016.